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Freelance : définition, statut, avantages - seven-portage
Guide Portage Salarial
Publié le 22 mai 2023

En France, le travail en freelance ou en indépendant attire de plus en plus : on en compte déjà plus de 3,5 millions, soit plus d’un actif sur 10. Le statut de freelance séduit aussi bien ceux en recherche d’indépendance professionnelle que des entreprises cherchant à sous-traiter certaines de leurs activités (communication, comptabilité, etc.). Vous souhaitez peut-être vous lancer à votre compte et créer votre entreprise, mais le statut de travailleur freelance reste en peu flou ? Ce guide est là pour vous apporter des informations sur le freelancing. Statuts juridiques, avantages, charges fiscales, ou encore portage salarial, voici un tour d’horizon du statut de freelance. 

Être freelance, qu’est-ce que ça signifie ?

Le terme freelance vient de l’anglais et peut se traduire par « travailleur indépendant ». Le freelance est un professionnel installé à son compte qui propose ses services à des entreprises ou à des particuliers. Il décide seul des clients pour qui il souhaite travailler.

Le terme freelance n’a aucune valeur juridique. 

Les différents statuts de freelance

Entreprise individuelle

La microentreprise et l’EIRL sont remplacées par l’entreprise individuelle, un régime juridique simplifié. Elle a été mise en place pour faciliter la création et la gestion d’une activité, tout en ayant une protection sociale. Ce statut peut être intéressant si vous démarrez ou souhaitez tester une activité ou dans le cas d’une activité complémentaire. 

La création du statut juridique est gratuite et ne nécessite pas d’apport de capital. Vous ne payez des charges que si vous avez un chiffre d’affaires. Vous choisissez si votre entreprise est imposée sous le régime de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés.

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

Pour créer une société EURL, il est nécessaire de rédiger des statuts juridiques. Ceux-ci définissent ses règles de fonctionnement. Un capital social, obligatoire, doit être déposé sur un compte bloqué. L’EURL constitue la version unipersonnelle de la société à responsabilité limitée (SARL). Elle offre la possibilité d’ouvrir ultérieurement le capital à d’autres associés par la cession de parts sociales ou d’actions.

Société par actions simplifiée unipersonnelle

Les Sociétés par actions simplifiées unipersonnelles (SASU) représentent 33 % des créations de sociétés commerciales, là où les EURL n’en représentent que 16 % (Étude Insee Première 2017, les créations d’entreprises en 2016). En SASU, la responsabilité juridique de l’actionnaire est limitée à ses apports dans la société. Le président rémunéré d’une SASU dépend du régime social des assimilés salariés et il bénéficie donc de la même couverture sociale que celle d’un travailleur salarié. 

Les Avantages et inconvénients d’être en freelance

La retraite qu’en on travaille en freelance

Si vous êtes micro-entrepreneur ou en EIRL vous cotisez au régime de retraite des indépendants.

Au départ de l’activité de freelance, si le chiffre d’affaires déclaré est nul, le travailleur ne cotise donc pas pour sa retraite. Aucun trimestre n’est validé alors et une décote de 1,25 % s’applique pour chaque trimestre manquant.

La retraite du freelance s’appuie sur deux systèmes obligatoires :

  • La retraite de base, gérée par la Sécurité sociale, en fonction du nombre de trimestres validés.
  • La retraite complémentaire, gérée par les caisses de retraite, est basée sur un cumul de points. Pour les TNS ou les assimilés salariés, le calcul pour les droits à la retraite de base est assez similaire. En revanche, le taux de cotisation à la complémentaire est plus faible pour les freelances TNS et donc la pension versée le sera également. 

La couverture sociale du travailleur freelance

Les freelances indépendants adhèrent à un régime de protection sociale dès le démarrage de leur activité. Celui-ci dépend du statut juridique de leur entreprise.

Les freelances indépendants en microentreprise sont affiliés à la sécurité sociale des indépendants dès le démarrage de leur activité. S’ils exercent leur activité en SASU, ils sont affiliés au régime général de la sécurité sociale. Cette distinction a un fort impact sur la protection sociale des freelances. 

Le freelance et les prêts bancaires

Le travail en freelance est bien souvent associé à une instabilité des revenus par les banques. Elles prêtent plus facilement à quelqu’un qui est en CDI, avec un salaire régulier, même si les revenus en freelance sont plus importants. Il s’agit donc d’être persuasif quant à la pérennité de votre business sur le long terme ou d’avoir de bons garants pour le prêt. 

La liberté du freelance

Le principal avantage du freelance est la liberté : pas de patron, pas de contraintes d’horaires, pas de collègues pénibles… C’est aussi la possibilité de gérer son temps comme il le souhaite sans avoir de comptes à rendre. Son revenu dépend de son investissement dans son activité. Être entrepreneur, c’est pouvoir choisir ses clients et ses missions en accord avec ses valeurs. 

Le revenu d’un freelance

La plate-forme de freelancing Malt rapporte dans une étude sur le freelancing en France1 que 79 % des freelances dans la tech gagnent plus d’argent qu’en tant que salariés.

Si globalement les revenus en freelance sont supérieurs à ceux du salariat, suivant les mois et les projets, le chiffre d’affaires peut être très irrégulier. Pas de primes auxquelles peuvent avoir droit les salariés. C’est au travailleur indépendant de combler le déficit. Il lui faut également anticiper la diminution de ses revenus en période de congés (vacances, maladie, enfants malades…).  

Les tâches administratives

Comptabilité, relance de facturation, gestion des e-mails… L’administratif en tant que freelance devient rapidement chronophage. Si ces activités sont essentielles pour un business qui fonctionne, c’est autant de temps en moins consacré à son cœur de métier. 

L’organisation des congés quand on travaille en tant que freelance

Plus de congé payé ni de congé maladie

Voici un des risques du métier et il faut en prendre conscience lorsqu’on se lance. Si vous tombez malade, vous n’aurez pas de chiffre d’affaires, donc pas de rémunération, ce qui n’est pas négligeable. De même, lorsque vous prenez votre semaine de congé, votre chiffre d’affaires sera impacté. C’est pour cela qu’au début, certains freelances travaillent sans relâche. 

Encore un risque important à prendre en compte lorsqu’on se lance à son compte. Votre activité ne vous permet pas de cotiser pour le chômage. Il est primordial de bien réfléchir à son business avant de se lancer et de quitter le confort du salariat. 

Les charges sociales des freelance

La plupart des freelances ont le statut de micro-entrepreneur. Le montant des charges sociales correspond dans ce cas là, à un pourcentage du chiffre d’affaires :

  • 12,8 % pour les activités d’achat/revente de marchandises ;
  • 22 % pour les activités de prestation de services.

Si vous êtes gérant associé d’une EURL, le taux moyen de cotisations sociales est de 45 %.

Le dirigeant d’une SASU est un assimilé salarié. Il devra s’acquitter de charges sociales seulement en cas de rémunération au titre de son mandat social, soit environ 80 % de la rémunération qu’il se verse.

Comment calculer ses revenus en freelance ?

Le calcul des revenus en freelance dépend du statut juridique de l’entreprise. En effet, les charges sociales et impôts diffèrent en fonction de la formule choisie lors de la création de l’entreprise. 

Afin de calculer le chiffre d’affaires mensuel minimum qu’il doit cumuler, le freelance peut calculer son taux journalier moyen (TJM). Le calcul se base sur le montant net qu’il souhaite percevoir, auquel il ajoute les frais liés aux charges fiscales, aux frais de gestion de l’entreprise, aux congés… 

Le régime fiscal du freelance

En microentreprise, l’entreprise ne supporte aucune imposition fiscale sur les bénéfices qu’elle réalise. La fiscalité est entièrement supportée par le freelance.

Les deux solutions d’imposition :

  • Les bénéfices imposables sont calculés au forfait, par l’application d’un abattement sur le montant total des recettes. Les bénéfices sont ajoutés aux autres revenus du foyer fiscal du freelance, qui paie l’impôt sur le revenu. 
  • Sous conditions, les revenus de la microentreprise peuvent faire l’objet d’un versement libératoire d’impôt sur le revenu. Il est alors calculé par l’application d’un taux fixe sur le montant des recettes. 

Dans les autres cas, le régime de l’impôt sur les sociétés s’applique si l’entreprise du freelance est :

  • Une EIRL ou une EURL, et qu’une option pour l’impôt sur les sociétés a été exercée. 
  • Une SASU sans option pour le régime des sociétés de personne.

Les aides de l’état pour les freelances

L’État met à disposition des freelances plusieurs aides financières : 

  • Les charges sociales peuvent être divisées par deux durant la première année d’activité pour les auto-entrepreneurs qui bénéficient de l’ACRE (l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise). 
  • Le freelance ayant un revenu inférieur à 30 393 € bénéficiera d’une exonération totale de ses cotisations sociales pendant sa première année d’exercice.
  • Au-delà de ce montant et jusqu’à 40 524 €, le freelance bénéficie d’une exonération partielle et dégressive de ses cotisations sociales au long de sa première année d’exercice.
  • L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est fournie aux demandeurs d’emploi qui décident de créer une entreprise. Il est possible de bénéficier du maintien de cette allocation en plus de votre rémunération de freelance. Le cumul des deux ne doit pas dépasser le salaire perçu avant la cessation d’activité professionnelle.
  • L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) vient compléter l’ACRE et l’ARE afin de faciliter la création d’une activité en freelance. Mise en place par Pôle Emploi, il n’est cependant pas possible de cumuler à la fois de l’ARCE et de l’ARE.
  • L’allocation de Solidarité Spécifique (ASS) qui vient aider les freelances qui restent en difficulté après avoir bénéficié de leurs droits au chômage. La rémunération ne doit pas dépasser 1 171,80 € par mois.
  • La prime d’activité permet de bénéficier d’une aide financière afin d’assurer un revenu correct au travailleur autonome. 

L’état a mis en place un nouvel accompagnement pour la création d’entreprise (NACRE) qui permet aux futurs freelances de bénéficier d’un accompagnement de 3 ans avec

  • une aide au financement à l’aide d’un prêt à taux 0 ;
  • une aide au montage pour la mise en place du projet ;
  • une aide en ligne pour accompagner l’entrepreneur pendant les 3 années.  

Freelance et portage salarial

Les nouvelles formes de travail, telles que la création d’entreprise, sont de plus en plus courantes. Travailler en portage salarial permet aux freelances de bénéficier d’une forme de salariat, à durée indéterminée, avec de nombreux avantages sociaux, telle que la protection sociale. L’un de ses principaux avantages est une garantie financière, si vous développez votre savoir-faire à travers de multiples missions. 

Le contrat de portage salarial est simple, il se déroule entre 3 acteurs : 

  • Le salarié porté, qui est le freelance. 
  • L’entreprise cliente à qui le travailleur indépendant vend ses prestations.
  • La société de portage salarial dont le rôle est de faire l’intermédiaire entre le freelance et l’entreprise cliente.

Vous gérez votre vie professionnelle en autonomie et la gestion de vos tâches administratives est prise en charge par la société de portage qui vous emploie. Il ne vous reste donc plus qu’à prospecter et trouver des clients. 

Comment trouver des missions grâce au portage salarial

Pour trouver des missions en freelance, questionnez-vous d’abord au sujet de votre domaine d’activité, définissez votre expertise et évaluez votre savoir-faire et vos qualités pour mieux vous positionner. Il est indispensable d’avoir réfléchi à votre TJM avant de fixer vos tarifs. Vous proposez ainsi des prestations adaptées et vous rendez votre activité rentable et pérenne.

La société de portage ne fournit pas de fichier client au salarié porté mais celui-ci bénéficie de son expertise et de sa légitimité pour se donner toutes les chances d’être sélectionné afin de réaliser la prestation. 

Vous pouvez démarrer votre prospection sur les réseaux sociaux, en vous déplaçant au sein des entreprises cibles, en démarchant par téléphone, ou en organisant des campagnes d’e-mailing. Pensez également à consulter régulièrement les plates-formes de freelance sur lesquelles se trouvent de belles opportunités. Mettez en avant votre CV ou votre portfolio afin que les entreprises intéressées par votre expertise puissent se faire un premier avis. 

Chez Seven Portage, nous disposons d’un réseau de clients qui nous font confiance et qui peuvent accompagner les freelances en recherche de missions.

1 Le freelancing en France, étude 2019, Malt. 

écrit par Seven Portage